Yokohama est une ville dynamique située sur la côte de la baie de Tokyo, juste au sud de Tokyo. C’est la deuxième plus grande ville du Japon (3,8 millions d’habitants) et elle est connue pour son atmosphère multiculturelle, son horizon moderne et sa cuisine délicieuse.
À notre première nuit, nous
nous sommes réveillés vers 3h du matin et nous partons nous promener vers
7:30h. Nous avons une belle journée devant nous, il fait soleil et 7 C.
Notre premier arrêt est à un petit café japonais. Il est facile de commander
notre café, la caissière est un peu gênée, mais en 5 secondes tout s’arrange
avec Patricia. En plus du café, nous ne pouvons pas résister à l’achat de beaux
petits sandwichs. La nourriture est très bonne, toujours fraiche.
La vie au centre-ville de Yokohama ressemble un peu à celle de Montréal, mais en mieux organisé et plus respectueux. On ne voit pas les gens courir, ils sont à l'heure: au Japon si vous n'arrivez pas 5 minutes avant la rencontre, vous êtes en retard. Les gens gardent encore une distance sécuritaire entre eux et la moitié des gens portent le masque. Il nous faut respecter les distances sociales, un réflexe que nous avons perdu, mais qui revient rapidement.
Comme pour les voitures, les gens circulent à gauche sur le trottoir quand il n’y a pas trop de monde. Parlant des trottoirs, ils sont adaptés pour les handicapés visuels et les fauteuils roulants. Ce que l’on voit rarement ailleurs.
Nous
regardons les gens passer dans la rue, ils sont presque tous bien habillés,
mais sobrement pas de couleurs éclatantes. Plus tard, dans la journée, nous
voyons occasionnellement des femmes en costume plus traditionnel.
Le
second arrêt est le dépanneur « Konbini », très facile à trouver, ils
sont partout. Ils offrent de tout, nous achetons des nouilles
« ramen », café, thé, du lait, de la bière, du vin, un journal, etc.
C’est très petit et bien organisé. Les prix sont environ les mêmes qu’à Québec. Ici comme ailleurs, les transactions se font
en argent comptant. On accepte les cartes de paiement qu'à peu de places. Par contre, ils acceptent les gros billets, et vous font la monnaie sans problème. Nous nous
promenons dans le Yokohama sous terrain du métro et des commerces. Nous retournons ensuite à l’hôtel pour préparer notre journée.
Comme
nous sommes encore sous l’effet du décalage horaire, ce sera plus une journée
de promenade à l’extérieur que des visites de musée. Nous aimons la promenade sur le bord du port, les citadins ont un beau et grand parc.
Quelquefois, les conducteurs de camion se présentent au bon moment, comme dans cette photo.Mais nous ne pouvons pas
résister au musée de la Soie de réputation internationale. Mais il faut
le trouver, la façade est dissimulée par les bâtiments voisins. Nous le visitons
en même temps que des groupes d’enfants, qui sont turbulents et bruyants comme
tous les enfants du monde, mais un petit peu plus polis.Tout est bien expliqué en japonais et en anglais.
On peut voir une machine qui
déroule les fils de soie à peine visible. Il faut 8 cocons pour faire un fil
suffisamment épais pour être utilisable. Le fil de soie déroulé d'un cocon aura
de 300 à 500 m de longueur, selon la grosseur du cocon.
La soie est aussi
précieuse que l’or et les caravaniers et les marchands portugais la transportaient
sur des milliers de kilomètres vers l’Europe. Au musée, on nous présente de
superbes kimonos japonais qui sont peints à la main ou en sérigraphie. Ce sont
des œuvres d’art de premier ordre qui valent surement des millions. Nous
passons près de 2 heures dans le musée à admirer ces œuvres de style très varié
de l’abstraction au figuratif méticuleux. Les couleurs varient également de
très sobres et chatoyantes à éclatantes, dans des styles harmonieux mêmes pour
nous occidentaux. Anciennement,
le Japon, la Chine et la France étaient les grands artisans de la soie.
Maintenant, tout ou presque se passe en Chine, mais il reste quelques artisans
français et japonais. Un kimono neuf peut couter 200 000$. Nous nous contentons
de cravates et de foulards. Le tissu de certains provient d’anciens kimonos devenus
inutilisables, ils ont ainsi une deuxième vie.
Les
cafés, les restaurants, les musées sont souvent un peu dissimulés, il faut être
attentif. L’architecture des bâtiments dans les villes japonaises ressemble à
un peu à une boite de Lego renversée. C’est le résultat de villes qui se sont
reconstruites rapidement après la guerre et jusqu’à récemment.
Jour 2
Après une nuit presque normale et un réveil trop matinal, nous partons voir une autre partie de partie de Yokohama.
Nous commençons par le parc Yamashita, situé au bord du Pacifique. Il attire la population locale et les touristes avec ses jardins, ses fontaines et un grand monument aux victimes du grand tremblement de terre de Kanto.
Nous poursuivons vers le paquebot NYK Hikawa Maru, le plus ancien navire à passagers encore à flot au Japon et l'un des rares exemples restants d'un paquebot d'avant-guerre.
Le Hikawa Maru a été construit en 1929 et a été conçu pour être un paquebot de luxe et disposait de toutes les commodités les plus récentes, notamment une piscine, une salle de bal et un cinéma. Le navire a navigué entre le Japon et les États-Unis, l'Europe et l'Australie.
Cabine de première classe
Salle des machines
Le navire navigua jusqu'en 1960, date à laquelle il fut transformé en navire-musée et ouvert au public.
Après la visite, nous décidons d'aller diner dans un restaurant fréquenté par les travailleurs japonais. On nous accueille bien, et on nous montre comment utiliser la tablette numérique pour commander notre repas.
Pas facile de choisir
Le menu est typiquement japonais et un petit robot m'apporte mon diner.
Pendant notre repas, je reçois un message de notre amie Yasumi, elle et son mari Roger sont arrivés et nous propose une sortie dans le quartier chinois. Nous retournons à l'hôtel et nous nous préparons pour un après-midi et une soirée de découvertes.
Le quartier chinois de Yokohama
Le quartier chinois de Yokohama est le plus grand quartier chinois du Japon et l’un des plus grands au monde. Il abrite plus de 500 boutiques et restaurants chinois, ainsi que plusieurs temples et attractions culturelles. Il.est tôt et il est déjà bondé. C'est dire la popularité de la place.
Avec Yasumi à l'entrée du quartier chinois
Nous nous promenons dans les ruelles. Il y a un restaurant, un magasin ou un commerce presque à chaque porte. Ils appartiennent à des familles qui vivent le plus souvent à l'étage. Ils offrent ainsi des prix imbattables. Nous partageons une dizaine de plats typiquement chinois, au total le repas nous a couté 20 $ chacun.
Jour 3 à Yokohama
Une très belle journée ensoleillée s'annonce et nos amis Yasumi et Roger, nous offrent d'aller explorer le quartier Minatomirai. La journée commence par un petit cours sur l'utilisation du métro. Très simple quand on connait comment ça marche, et surtout très utile en ville. La propreté des wagons impressionne, tout brille de propreté. La promenade est douce et les wagons sont silencieux.
Comme c'est une promenade, nous flânons sans but. Et nous découvrons de belles visites partout.
Nous commençons par la tour "Yokohama Landmark", le troisième bâtiment le plus haut du Japon, mesurant 296,3 m de haut. Le bâtiment contient un hôtel cinq étoiles, des magasins, des restaurants, des cliniques et des bureaux. La tour contient ce qui était lors de leur inauguration les ascenseurs les plus rapides du monde, qui atteignent des vitesses de 45,0 km/h. Cette vitesse permet à l'ascenseur d'atteindre le 69ème étage en 40 secondes environ.
Ce n'est pas encore la saison des cerisiers en fleur, mais nous trouvons un prunier avec cette belle couleur pourpre
Yokohama Cosmo World est un parc d'attractions très populaire à Yokohama et au Japon.
Le téléférique "Yokohama Air Cabin" est un moyen unique et agréable de découvrir Yokohama et son paysage urbain. Il constitue également un moyen de transport pratique pour se rendre d'un point à l'autre du quartier de Minato Mirai.